• L'Héritage Scarlatti - Robert Ludlum

    Redoutable, car sous ses airs de fiction, on y compromet bien du monde ... Le Matin.

    Un excellent roman d'espionnage, haletant, poignant. J. -L/ J., Le Figaro Magazine.

    L'Héritage Scarlatti - Robert Ludlum

     

    Edité en France chez Robert Laffont en 1985. Réédition en Livre de Poche.

     

    Nous sommes à l'aube de ma Seconde Guerre Mondiale. Elizabeth Scarlatti, fondatrice et maître d'oeuvre de l'immense fortune Scarlatti, réunit secrètement en Suisse les leaders industriels d'Europe et des Etats-Unis. Son but : un ultime coup de dés, désespéré, pour sauver le monde des plans machiavéliques de son fils, l'élégant, le brillant, l'extrêmement dangereux Ulster Stewart Scarlatti.

    Ulster s'est radicalement transformé : il est devenu Heinrich Kroeger et, fanatique partisan des nazis, il est prêt à livrer au IIIème Reich le contrôle de l'instrument le plus puissant de la terre : l'héritage Scarlatti.

    Dans cet affrontement sans merci entre une mère et son fils, c'est un extraordinaire roman d'espionnage économique que nous offre Ludlum, l'auteur de La Mémoire dans la peau.

     

     ••••••••••••••••••••••••••••••••

     

    L'auteur : né en 1927, Robert Ludlum s'engage dans la Marine durant la Seconde Guerre Mondiale. Après le conflit, il poursuit ses études à l'Université de Wesleyenne et devient alors comédien et metteur en scène. Il se tourne vers l'écriture des années plus tard ; il a alors quarante ans et publie L'Héritage Scarlatti. C'est un succès. Robert Ludlum devient un, non, LE maître du roman d'espionnage au succès jamais démenti avec 210 MILLIONS de livres vendus dans le monde, traduit dans 32 langues. Amateur de voyage, principalement en Europe où se situe plusieurs de ses intrigues, il décède en 2001 dans le Connecticut. (Source : Wikipédia)

     

    ••••••••••••••••••••••••••••••••

     

    Mon avis : Je n'ai jamais été une grande fan de Ludlum. Je lui ai toujours trouvé un style lourd, sobre et sans fioriture, qui avait parfois tendance à me ralentir. Lorsque j'ai lu La Mémoire dans la peau, puis ses différentes suites (La Mort dans la peau, La Vengeance dans la peau, nlda), j'avais eu du mal à rentrer dans l'intrigue. Mais cette fois-ci ...

    L'intrigue est prenante. On va de rebondissements en réflexions à un rythme d'autant plus haletant que le roman est plus court que d'autres romans du Ludlum, comme le Protocole Sigma par exemple. Le seul problème, c'est le côté très économique de l'intrigue, à savoir qu'il s'agit d'un duel dans le monde des affaires et de la politique. Et si je suis à l'aise avec la politique, je ne le suis pas du tout avec l'économie aussi m'a-t-il fallut du temps pour bien comprendre le schmilblick ...

    Les personnages sont attachants. Elisabeth Scarlatti, l'un des personnages principaux, passe au début pour une vieille chouette, une femme froide et intraitable. C'est d'ailleurs ainsi que l'auteur la décrit et souhaite nous la montrer. Mais elle s'humanise petit à petit, devenant même attachante. Matthew Canfield, autre personnage principal, est tout de suite campé comme un homme d'action. Toutefois, ce n'est pas cela qui me marque à son propos ... En effet, il est présenté au tout début du livre comme un major (ce qui n'est pas non plus un grade insignifiant, ndla) ; par la suite, Canfield raconte une histoire, son histoire à son fils, ainsi plongeons-nous dans le passé. Or, il est décrit parfois comme quelqu'un dont on peut se passer, que ce soit par ses collègues ou ses supérieurs, durant ce retour en arrière. Toutefois, au fil du roman, il devient de plus en plus indispensable. En revanche, Andrew ou Janet n'ont droit qu'à peu de place, compte tenu du caractère secondaire des personnages ainsi que du peu de place qu'ils prennent dans l'intrigue économique à proprement parler. En fait, je reproche à Janet (belle-fille d'Elisabeth Scarlatti, nlda) d'être plus un faire-valoir de Canfield qu'autre chose. Lisez le livre si vous voulez comprendre ... Passons à Ulster Scarlatti. Il est décrit comme un monstre, un homme irascible, impatient, prompt aux gestes malheureux ... C'est un personnage absolument magistral ! Il est superbement campé dans un style froid, détaché et pourtant si acide ... Aucune complaisance, aucun pardon. Juste la folie d'un homme, dans un contexte historique si puissant.

    Le contexte. L'univers, bref, où et quand se déroule l'intrigue. Nous sommes dans les années 20 et j'imagine bien une ambiance de vieux films, une ambiance pluvieuse mais feutrée. Les années 20, avec les évocations de Hitler, le contexte économique, les évocations à la Grande Guerre (nom donné à la Première Guerre Mondiale en raison du million de victimes durant l'entre-deux-guerres, nlda), sont authentiques. Nous voilà transportés dans le passé, dans les années folles et pourtant si sérieuses sous la plume de Robert Ludlum.

    Pour résumer, je dirais que ce roman ouvre la voie aux romans de Robert Ludlum. Une façon d'appréhender le style du maître de l'espionnage.

     

    Signé Chlo Plume, tous droits réservés.

    « C'était impossible ... Et pourtant ! P. Bellemare et G. FrankRupture de contrat - Harlan Coben »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :