• Le souffle des Dieux - Bernard Werber

    "Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en créer un ?" L. Carroll.

    "Quelle différence entre Dieu et un chirurgien ?

    Réponse : Dieu, lui, au moins, ne se prend pas pour un chirurgien." F. Meyer.

     

    Le souffle des Dieux - Bernard Werber

     

    "Et vous, à la place de Dieu, comment referiez-vous l'Histoire ?"

    Voici les premiers mots de la préface, qui se poursuit ainsi : "'(...) Depuis l'apparition des religions, l'homme associe la notion divine à deux options : "J'y crois." ou "Je n'y crois pas.". " (suite de la préface dans l'article)

    Le Souffle Des Dieux est publié en 2005 chez Albin Michel.

     

    Suite de la préface : "Il me semblait intéressant de poser la question autrement pour trouver d'autres réponses. Prenons l'hypothèse qu'Il ou Ils existent et tentons de comprendre quelle est leur vision de nous, simple mortel. Quelle est leur marge de manœuvre ? Est-ce qu'ils nous jugent ? Est-ce qu'ils nous aident ? Est-ce qu'ils nous aiment ? Quelles sont leur intentions à notre égard ?

    Pour étudier ces hypothèses, j'ai imaginé une école des dieux où l'on apprend à devenir un dieu responsable et efficace.

    (...)

    Dans Nous, les dieux, on suivait le parcours d'une promotion divine. Ils étaient 144 élèves et chacun avant en charge un peuple à faire évoluer sur une planète exercice assez similaire à la nôtre. À chaque tour de jeu, les meilleurs étaient récompensés et les plus mauvais éliminés.

    Dans Le Souffle des dieux, près de la moitié des élèves-dieu maladroits ont déjà été évincés. Les survivants commencent à comprendre comment se perfectionner dans leur art."

     

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    L'auteur : Né à Toulouse en 1961, Bernard Werber commence à écrire dès l'enfance. Bac en poche, il poursuit des études de droit tout en commençant à créer un projet au succès phénoménale : Les Fourmis. Des études de criminologie et une fréquentation assidue du Tribunal de Grande Instance (TGI pour les intimes) et de la Cour d'Assise lui fournisse de la matière pour des polars. Il passe ensuite par une école de journalisme, reçoit quelques prix. Il publie en 1991 Les Fourmis chez Albin Michel, puis L'Encyclopédie du savoir absolu et relatif en 1993. Ensuite, les projets littéraires et les publications s'enchaînent au fil des années. Pour devenir l'auteur de best-seller que l'on connaît. Source : le site de l'auteur.

     

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    Mon avis : OK. Déjà, c'est Bernard Werber. Je veux dire, le cycle des Fourmis, Le père de nos pères, etc. Mais bref.

    Les personnages sont variés. Ils sont ... très humains. Ce qui est paradoxal pour des élèves-dieux. Voulu peut-être par l'auteur, histoire de dire qu'ils sont au final plus proche de nous qu'on ne le pense ? En tout cas les personnages vivent ce que n'importe qui pourraient vivre : des histoires d'amours, d'ambitions, de jalousie, bref une classe de collège. Si la psychologie est travaillée de façon approfondie, elle est cependant vue par les yeux du narrateur, c'est-à-dire Michael Pinson, élève-dieu en charge du peuple des hommes-dauphins. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Michael est ... maladroit, têtu, imprudent, agaçant et touchant. Sans parler des Dieux, car est présent le Panthéon de l'Olympe ! Athéna, Poséidon, Arès, Aphrodite, etc. Centaures, griffons et autres créatures mythologiques font également partie de ce paysage qui revisite les cours de latin du collège.

    Ne faites pas l'innocent, vous y étiez. Ah, à côté du radiateur ... Confortable, le radiateur ? Ah oui ? Eh bien, bonne nuit. Bon, on en était où de notre partie de Président/Trou du cul, nous ... 

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intrigue est intéressante et riche en surprise. Outre le déicide (un élève parjure, tuant les autres membres de la promotion), il faut faire face aux difficultés du jeu et aux difficultés personnelles que connait notre narrateur Michael Pinson. Et elles sont nombreuses ... Entre Aphrodite, Raoul que je ne qualifierai pas, Mata Hari &co, le pauvre Michael a fort à faire.

    L'écriture ..  Je n'y étais pas habitué et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'intrigue. Chaque auteur a son style et lorsqu'on se retrouve face à un auteur que l'on ne connaît pas, il faut un temps d'adaptation. Mais ensuite, on finit par se laisser emporter, au point de repousser le moment de se coucher pour finir le chapitre. Oui, je sais, il est 2H. Oui, je sais, j'ai cours demain à 9H. Oui, je dois me lever à 6H45. Mais je veux savoir si Michael et Mata Hari vont coucher ensemble ! C'est fluide et fort, entrecoupé de certains passages de l'Encyclopédie du Savoir Absolu et Relatif pour ralentir l'intrigue et apporter des éléments d'informations fort bienvenu. Surtout pour les dormeurs du fond, à côté du radiateur !

    Bref tout ça pour dire que Le Souffle Des Dieux est un livre lent à démarrer mais prenant, passionnant et très intéressant tant par l'intrigue pure que par les suggestions presque philosophiques qui y sont faites. Qu'est-ce que la vie, peut-on vraiment croire en notre libre arbitre, sommes-nous réellement vivant ? Autant de questions auquel répondent nombre d'hypothèses ...

     

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